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Hôpital. Le concept des « hôtels hospitaliers » débarque en France

Une quarantaine d’hôpitaux français vont bientôt pouvoir proposer à leur patients une prestation d’hébergement sans hospitalisation. Ces « hôtels hospitaliers » devraient considérablement réduire les frais engagés par l’État. Ce nouveau système fera l’objet d’une expérimentation pendant trois ans, afin de vérifier s’il est efficace et sans risque, notamment sur le plan de l’hygiène. Certains craignent en effet des dérives.

Le virage ambulatoire de la santé en France se confirme. Une quarantaine d’établissements de santé vont prochainement proposer à leurs patients un hébergement non médicalisé, sous forme d'« hôtels hospitaliers ». « Ces services permettront d’éviter d’hospitaliser des patients qui n’ont pas besoin de soins médicaux particuliers », précise Pourquoi Docteur.

Les patients qui n’ont pas besoin d’une hospitalisation se verront ainsi proposer un hébergement avant ou après leurs soins dans des locaux distincts. L’hébergement pourra également être réalisé « par un hôtelier ou une association partenaire ».

Une quarantaine d’établissements concernés

Un arrêté paru le 6 juillet fixe la liste des établissements de santé qui y sont autorisés. Parmi eux, le centre hospitalier d’Annecy Genevois, l’Institut Paoli Calmettes à Marseille ou encore des centres de lutte anti-cancer comme le Centre Léon Bérard de Lyon et l’hôpital Necker de Paris.

Ces établissements pourront désormais accueillir les patients dans leurs propres locaux, qui seront toutefois distincts de ceux dédiés aux hospitalisations

Le concept, proposé par Olivier Véran, rapporteur du budget de la Sécurité sociale 2015, pourrait engendrer d’énormes économies pour l’État. La mesure devrait pouvoir réduire les frais de 50 à 1 250 euros par jour.

Le projet a été recommandé par la Haute Autorité de Santé (HAS).

Certains craignent déjà des dérives

La mesure fait toutefois grincer des dents l’Association française de chirurgie ambulatoire (AFCA). Dans un éditorial, sa présidente Corinne Vons, craignait déjà en 2014 que ces services ne deviennent de nouveaux « sites de transmissions d’infections nosocomiales », rapporte Pourquoi Docteur.

Elle déplore également le risque que « les bénéfices du retour à domicile pour les personnes âgées ne soient perdus », et que ces structures deviennent des hôpitaux « au rabais ».

La période d’expérimentation de trois ans devra déterminer si ces nouveaux « hôtels hospitaliers » sont efficaces et sans risque.


Médecins généralistes , bientôt une consultation à 30, 46 voire 60 euros ?


L'assurance maladie propose aux médecins généralistes des revalorisations des consultations : 30 euros pour les jeunes enfants, et jusqu'à 60 euros pour une consultation "très complexe" 

Les consultations chez un médecin généraliste bientôt au prix de celles d'un spécialiste ?


L'Assurance maladie va proposer un nouveau budget d'environ 750 millions d'euros par an aux syndicats de médecins libéraux dans le cadre de leur négociation pour des revalorisations tarifaires.

L'Assurance maladie proposer d'augmenter le tarif de la consultation des généralistes à 25 euros, contre 23 actuellement, comme le réclament tous les syndicats, mais en étapes. Une première revalorisation d'un euro interviendrait ainsi en avril 2017, avant une autre l'année suivante.
A elle seule, cette mesure coûterait 445 millions d'euros en "dépenses remboursées" par l'Assurance maladie.

D'autres augmentations plus importantes

D'autre revalorisations sont également mises sur la table. La consultation pour les enfants de 2 à 6 ans chez le généraliste serait progressivement portée à 30 euros d'ici à 2018, pour un coût estimé à 17,9 millions en dépenses remboursées

Un tarif à 46 euros est aussi envisagé pour les "consultations complexes", et un tarif à 60 euros est même évoqué pour "les très complexes".

Lutter contre les déserts médicaux

Depuis fin février, les cinq syndicats représentatifs des médecins libéraux négocient une nouvelle convention médicale avec l'assurance maladie, texte qui fixe leurs honoraires et régit leurs relations avec la Sécu.
Ce texte est aussi l'occasion de lutter contre les déserts médicaux, pour un "surcoût global en année pleine" de 10 millions d'euros. L'Assurance maladie prévoit notamment une aide de 50.000 euros, versée en deux fois, à destination des médecins s'installant dans les zones fragiles.

Publié  le 06/07/2016