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Garde de nuits : Quels sont les autres types d’heures que je peux déclarer ?

Lorsque vous déclarez la rémunération de votre salarié au Cesu, vous saisissez un nombre d’heures de travail effectué. Dans certains cas, vous pouvez être amené à déclarer des heures spécifiques.
A l’occasion de différents événements de votre vie, vous pouvez avoir besoin d’une personne à vos côtés pour vous accompagner pendant la journée ou la nuit. Dans ce cas, la rémunération des heures de présence de votre salarié est différente de celle des heures réellement effectuées.
On distingue 3 types d’heures :
  • les « heures de présence de nuit » (de 21h00 à 6h00 soit au maximum 9 heures) qui correspondent à une présence de nuit sans intervention de votre salarié,
  • les « heures de garde-malade de nuit » (de 21h00 à 6h00 soit au maximum 9 heures), lorsque votre salarié reste à vos côtés.
  • les « heures de présence responsable », lorsque vous avez besoin d’une présence à votre domicile, mais que votre salarié peut utiliser son temps de présence pour lui.
Ces heures doivent être déclarées ainsi :
  • les « heures de présence de nuit » : 6 heures de présence de nuit équivalent à une heure pleine de travail effectif. Ainsi, pour une nuit de 9 heures vous déclarez 1h30 de travail effectif,
  • les « heures de garde-malade de nuit » : 3 heures de garde-malade de nuit correspondent à 2 heures de travail effectif. Ainsi, pour une nuit de 9 heures vous déclarez 6h00 de travail effectif,
  • les « heures de présence responsable » : 1 heure de présence responsable équivaut à 2/3 de 1 heure de travail effectif.
En complément des heures effectuées par votre salarié, vous pouvez déclarer des heures de nuit effectuées entre 21h00 et 6h00 du matin.

Les solutions la nuit

Publié le : 
25 février 2015
- Mis à jour le : 
8 février 2017
Vous avez besoin d’être aidé à domicile le soir ou la nuit. Plusieurs solutions sont possibles : faire intervenir une garde de nuit, solution coûteuse, ou avoir recours à un service d’aide à domicile ou à un service de soins infirmiers à domicile qui intervient ponctuellement le soir et la nuit, pour des interventions de courte durée.

Avoir recours à une garde à domicile de nuit

Si vous avez besoin d’une présence constante la nuit, il est possible de faire appel à une garde à domicile qui sera présente toute la nuit et pourra intervenir en cas de besoin.
Il est possible d’employer cette garde à domicile dans le cadre de l’emploi direct (vous serez alors l’employeur) ou en faisant appel à un service d’aide à domicile prestataire ou mandataire.
Pour en savoir plus sur les différents services d’aide à domicile, consulter l’article « les services d’aide à domicile».

Quel coût ?

Le coût d’une garde de nuit dépend du mode d’intervention choisi  : prestataire ou emploi direct. Il est plus élevé qu’un service qui intervient ponctuellement, puisque que l’intervenant passe un nombre d’heures important à votre domicile, avec une majoration du coût liée au travail de nuit. Les tarifs sont variables selon les prestataires.
Pour une prestation de garde à domicile employée dans le cadre d’un emploi direct, le montant horaire des heures effectives travaillées et des heures de présence est différent. Ce qui rend le coût global de la nuit moins élevé.

Quelles aides ?

L’APA (allocation personnalisée d'autonomie) peut prendre en charge une partie des frais dans le cadre du plan d’aide.

Avoir recours à un service qui intervient ponctuellement le soir et la nuit

Les services d’aide à domicile ou les SSIAD (services de soins infirmiers à domicile) interviennent sur une amplitude horaire de journée allant en général de 7h à 19h ou 20h.
Certains services proposent des interventions  élargies à la soirée et à la nuit, de courte durée (entre 15 et 30 minutes) pour :
  • aider au coucher et permettre ainsi aux personnes de se coucher plus tard,
  • accompagner les personnes aux toilettes le soir ou la nuit pour leur éviter de porter des protections,
  • donner des médicaments ou réaliser des soins…
Ces interventions sont le plus souvent proposées par des services d'aide à domicile et plus rarement par des SSIAD. Elles sont souvent appelées « garde itinérante de nuit ».
Ces passages durant la soirée ou la nuit présentent plusieurs intérêts. Ils permettent d’une part de retarder l'entrée en établissement de la personne accompagnée et d’autre part, d’éviter à son aidant (conjoint ou autre)  de se réveiller la nuit pour lui apporter de l’aide.
L’HAD (hospitalisation à domicile) peut aussi intervenir la nuit pour changer une perfusion, faire une injection…

Quel coût ?

Les tarifs sont variables selon les prestataires et les conditions dans lesquelles sont réalisées les prestations.
A savoir : Les services proposant la garde itinérante de nuit le  font parfois sous forme d’abonnement.

Quelles aides ?

L’APA (allocation personnalisée d'autonomie) peut prendre en charge une partie des frais dans le cadre du plan d’aide.
En cas d’urgence la nuit, appeler les urgences médicales ou SOS médecin en composant le 15.

Trouver un service

Les services qui interviennent la nuit ne sont pas encore très développés. Pour savoir si un service intervient la nuit près de chez vous, contactez votre point d’information local.
Pour trouver le point d’information local le plus proche de chez vous, consulter l’annuaire.
La téléassistance
La téléassistance constitue également une solution pour les personnes âgées qui vivent seules chez elles et qui ont besoin d’être sécurisées la nuit.
Pour en savoir plus, consulter l’article sur la téléassistance.

Les aides des caisses de retraite

11 août 2017

Vous êtes retraité. Votre caisse de retraite peut vous apporter des aides, notamment si vous ne pouvez pas bénéficier de l’APA (allocation personnalisée d'autonomie).

Sommaire

Quelles aides des caisses de retraite ? 

Les aides pour faire face aux difficultés dans la vie quotidienne Les aides pour changer de lieu de vie ou améliorer son domicile Les aides pour favoriser le lien social
Les caisses de retraite développent une politique d’action sociale destinée à prévenir le risque de perte d’autonomie des personnes âgées. Elles mettent en place et soutiennent dans chaque région des offres de prévention. Elles proposent : des informations et des conseils pour bien vivre sa retraite ; des programmes d’actions collectives de prévention pour bien vieillir sous forme d'ateliers : atelier équilibre, nutrition, mémoire… Leurs objectifs : favoriser la participation sociale des personnes âgées et leur permettre d’adopter des comportements favorables en santé ; un accompagnement renforcé lorsqu’un retraité est fragilisé à l’occasion d’un événement de rupture, comme le veuvage ou le retour à domicile après hospitalisation, et qu’il rencontre des difficultés à continuer à vivre à domicile. Une évaluation globale des besoins à domicile est réalisée (informations et conseils personnalisés, aides à la vie quotidienne, maintien du lien social…) et des aides personnalisées diversifiées peuvent être octroyées.

Quelles aides des caisses de retraite ?

Si vous êtes retraité en situation de fragilité, les caisses de retraite peuvent vous proposer des aides financières et matérielles (financement d’aides techniques comme des barres d’appui ou des marches antidérapantes, financement de l’intervention d’une aide à domicile…). L’objectif de ces aides est de vous permettre de continuer à vivre chez vous le mieux possible et de vous soutenir lorsque vous rencontrez des difficultés (besoin d’aide à domicile, hospitalisation…).

Pensez à contacter votre caisse de retraite de base pour savoir à quelles aides vous pouvez prétendre.

Les aides pour faire face aux difficultés dans la vie quotidienne

Des aides sont destinées à vous aider dans la vie quotidienne si :

vous avez besoin d’aide à domicile : courses, aide au ménage, livraison de repas… ; vous ne vous sentez pas en sécurité chez vous : besoin d'une téléassistance, d'aménager votre logement… ; vous avez besoin d’aide après une hospitalisation ; vous avez une difficulté passagère : vous venez de déménager ; votre proche aidant part en vacances ou est hospitalisé ; vous venez de subir un deuil.
A travers une évaluation globale et personnalisée de vos besoins à domicile, les caisses de retraite vous proposent des aides en fonction de vos ressources et de votre fragilité.

Vous trouverez toutes les informations sur les aides possibles et sur les critères d’éligibilité sur les sites internet des caisses de retraite dont vous dépendez.

Si vous percevez une retraite de plusieurs régimes, adressez-vous au régime pour lequel vous avez cotisé le plus grand nombre de trimestres.

Si vous bénéficiez de l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) ou si vous êtes éligible à l'APA, vous ne pouvez pas bénéficier des aides des caisses de retraite si celles-ci portent sur la même aide (par exemple l'aide à domicile).
Les aides pour changer de lieu de vie ou améliorer son domicile

Votre logement n’est plus adapté

Les caisses de retraite peuvent intervenir dans l’amélioration du logement afin de le rendre plus confortable et plus adapté. Différentes interventions sont possibles :

conseil en aménagement du logement, financement de travaux d’isolation thermique, financement d’aides techniques : barres d’appui, marches antidérapantes…, financement de travaux d’adaptation, accord de prêts.
Vous déménagez

Les caisses de retraite peuvent vous aider à financer un déménagement ou vous accompagner dans les démarches administratives liées au déménagement.

Vous allez vivre dans un lieu adapté

Si vous allez vivre dans un lieu adapté, les caisses de retraite peuvent vous accompagner dans la recherche d’un établissement d’hébergement.

Les aides pour favoriser le lien social

Les caisses de retraite vous proposent des aides pour faire des activités, sortir de chez vous, partir en vacances. L’objectif de ces aides est de vous permettre de mieux vivre votre retraite.

Les études l’ont démontré : sortir, voir du monde, participer à des activités permet de vieillir en meilleure santé, et donc de préserver son autonomie.

Les caisses proposent également des actions collectives de prévention :

ateliers nutrition, ateliers mémoire, ateliers équilibre, ateliers bien vieillir... conférences et séances d’information sur des thèmes tels que le sommeil, la sécurité routière…
Le dispositif Sortir + proposé par l’Agirc Arrco à ses retraités
Ce dispositif s’adresse aux personnes de plus de 80 ans qui vivent chez elles. Elles peuvent bénéficier d’un CESU (chèque emploi service universel) préfinancé et nominatif pour financer une prestation d’accompagnement, voire de transport, qu’on les aide à organiser.

Ce qu’il faut savoir sur les caisses de retraite

Le modèle de retraite français est basé sur l'activité professionnelle. Voici les principaux régimes de base et le nombre de retraités qu’ils représentent :
l'Assurance retraite (CNAV, CARSAT, CGSS, CSS) pour les salariés du privé (13 855 000 retraités*) ; la MSA (Mutualité sociale agricole) pour les salariés de l’agriculture ou les exploitants agricoles (3 472 106 retraités*) ; le RSI (Régime social des indépendants) pour 44% des artisans et 56% des commerçants (2,1 millions de retraités, (données rapport d’activité du RSI 2015).
* Données 2015.
Des caisses de retraite complémentaire à la retraite de base ont été créées pour compléter les montants de la retraite de base.  Les principaux régimes complémentaires dont dépendent ces caisses sont :
l’Agirc Arrco pour les salariés et cadres du secteur privé : 14 505 000 retraités (fédérant les caisses de retraite complémentaire) ; l’Ircantec pour les salariés non titulaires du secteur public : 1 891 000 retraités


Indemnisation des démissionnaires : une mesure à plusieurs milliards d’euros

La première année, cette mesure promise par Emmanuel Macron pourrait coûter 14 milliards d’euros.

Verser des allocations chômage aux salariés qui démissionnent de leur poste. Cette mesure, promise par Emmanuel Macron, pourrait coûter très cher à l’Unédic. Selon le quotidien Les Echos, qui cite des évaluations du ministère du Travail, la mesure, qui concernerait également les indépendants, pourrait coûter jusqu’à 14 milliards d’euros la première année.

En cause, l’effet d’aubaine que la mise en place d’une telle mesure pourrait entraîner. En effet, alors qu’actuellement les salariés qui démissionnent ne touchent aucune indemnité, cette mesure pourrait en pousser certains à la démission, ce qui gonflerait le coût de la première année.

Une réforme d’ici l’été 2018

L’estimation du ministère du Travail évalue “entre 8 et 14 milliards rien que la première année, de 3 à 5 milliards les suivantes” le coût de la mesure.

Pour limiter le montant de cette facture exorbitante, Les Echos évoquent l’idée du gouvernement de modifier les conditions d’indemnisation pour les démissionnaires, les rendant moins généreuses. Cette réforme de l’assurance chômage doit être menée d’ici à l’été 2018 par le gouvernement


Comment choisir un service d’aide à domicile ?

https://www.capretraite.fr/choisir-service-daide-a-domicile/


Vous avez décidé de recourir à un organisme de services à la personne pour aider votre proche âgé dans les tâches du quotidien. Une fois prise la décision de faire intervenir un aidant professionnel chez la personne âgée, il vous reste à chercher un service d’aide à domicile adapté et fiable. Cap Retraite vous guide pour vous permettre de choisir la solution qui répondra le mieux à vos besoins et attentes.

Comment choisir un service d’aide à domicile ?

Déterminez les besoins d’aide à domicile de votre proche

Pour être possible, le maintien à domicile d’un aîné dépendant nécessite l’intervention d’un aidant familial ou professionnel. Les proches ne sont pas toujours disponibles pour assister la personne âgée autant qu’elle en a besoin, c’est pourquoi il est souvent nécessaire de faire appel à un service d’aide à domicile.

La première chose à faire est avant tout de déterminer de quel type d’aide à domicile votre proche âgé a besoin : peut-il encore se déplacer, faudra-t-il lui faire sa toilette ou a-t-il seulement besoin d’aide pour le ménage ? Autant de questions à se poser pour mieux définir ses besoins.

Il est important aussi de savoir que les services d’aide à domicile se distinguent des services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) et ne sont pas habilités à assurer des prestations relevant des soins infirmiers. Si votre proche a besoin de soins médicaux ou infirmiers, vous serez peut-être amené à compléter les services de l’aide à domicile par un recours à un SSIAD, voire à l’hospitalisation à domicile. Il existe néanmoins des agences qui réunissent les deux formules sous une même enseigne. Renseignez-vous en amont sur les différentes possibilités.

Les prestations proposées par les services d’aide à domicile comprennent en général :

l’entretien du logement,
une aide à la toilette,
une aide à la mobilité,
une garde de nuit,
les courses et une aide au repas…
L’auxiliaire de vie sociale ou l’aide-ménagère à domicile apporte également une aide dans les tâches administratives ou une assistance au suivi médical (prise des médicaments, accompagnement chez le kinésithérapeute, etc.) Elle a par ailleurs pour rôle de stimuler l’autonomie de la personne âgée en la faisant participer autant que faire se peut.

Certains services proposent aussi des prestations supplémentaires : bricolage, jardinage…
Les différents types de services d’aide à domicile


Pour engager un prestataire d’aide à domicile, vous pouvez faire appel à un service ou employer directement un intervenant :

L’emploi de gré à gré : vous êtes l’employeur et devez donc vous occuper des questions administratives et juridiques. Vous pouvez dans ce cas choisir votre intervenant.
Le service mandataire : ce service d’aide à domicile recrute et embauche des auxiliaires de vie et aides ménagères salariées. C’est lui qui traite des questions administratives et juridiques. Vous êtes l’employeur de l’intervenant et devez le rémunérer et payer au service pour son travail de mandataire.
Le service prestataire : il s’occupe de tout et c’est au service même que vous devez payer les heures d’intervention de l’aide à domicile.

Les questions à poser aux services d’aide à domicile


Lorsque vous avez déterminé les besoins de votre proche et obtenu une liste de services d’aide à domicile sur Internet ou auprès du CCAS de votre ville, il est recommandé de poser quelques questions aux responsables des services d’aide à domicile auxquels vous envisagez de recourir. Vous pourrez ainsi choisir parmi les options existantes dans votre région ou opter pour l’emploi de gré à gré si aucun service ne semble répondre à vos exigences.

Depuis combien de temps le service d’aide à domicile propose-t-il ce type de prestations ?

Le service est-il agréé ? Sachez que l’agrément qualité est obligatoire lorsque les services d’aide à domicile s’adressent à des personnes âgées de 60 ans et plus.

Bénéficie-t-il d’une certification ? Pour une meilleure qualité, il peut être recommandé de choisir un service d’aide à domicile certifié Afnor ou Qualicert.

Le responsable du service peut-il vous expliquer les aides financières qui existent pour contribuer au financement de l’aide à domicile ?
Si vous avez aussi besoin de soins infirmiers à domicile, le service propose-t-il également ce genre de prestations ou travaille-t-il en partenariat avec un organisme de SSIAD ?

Peut-il répondre à vos besoins particuliers (intervenant parlant la langue de votre proche âgé s’il est moins à l’aise avec le français, préférences culturelles, etc.)

Comment les intervenants sont-ils recrutés et bénéficient-ils de formations supplémentaires, par exemple pour assister une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ?

Le service d’aide à domicile implique-t-il la personne âgée ou sa famille dans le développement du plan de prise en charge ?

Assure-t-il le suivi de l’intervention de l’auxiliaire de vie ?

Les intervenants sont-ils disponibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 ? Le service d’aide à domicile prévoit-il un remplaçant lorsque l’intervenant habituel est en congés ou en arrêt-maladie ?

N’oubliez pas de vérifier les références du service d’aide à domicile et si possible, renseignez-vous autour de vous et contactez des personnes qui ont déjà fait appel à ses prestations.


Lors du décès d'un proche, certaines prestations sociales seront à rembourser.

Si le défunt a touché des aides sociales de son vivant, le remboursement de certaines d'entre elles peut être réclamé à ses héritiers, ou même parfois aux bénéficiaires de donations antérieures.


DES MONTANTS PRIS SUR LA SUCCESSION


Les règles spécifiques à certaines prestations sociales prévoient qu'elles sont récupérables sur la succession du bénéficiaire à son décès. Chaque héritier ou légataire doit rembourser en proportion de ce qu'il reçoit de l'héritage, à moins d'avoir renoncé à l'héritage ou au legs. Toutefois, la récupération est limitée au montant des prestations allouées, et à concurrence du montant net de la succession, après déduction des autres dettes, voire seulement pour la part de la succession excédant un seuil. Un légataire particulier n'est, quant à lui, tenu qu'à concurrence de la valeur de son legs. Les héritiers et les légataires ne sont donc jamais dans l'obligation de rembourser avec leurs propres deniers. Enfin, bien que l'action en récupération soit désormais de plus en plus systématique, elle n'est malgré tout pas automatique et doit être décidée au cas par cas.

LES AIDES SOCIALES RÉCUPÉRABLES


L'allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) et l'allocation supplémentaire d'invalidité (Asi). Ces aides sont versées par les caisses de retraite aux plus de 65 ans pour leur assurer un revenu minimal. Elles peuvent être récupérées dans les cinq ans suivant le décès. La récupération s'exerce sur l'actif net de la succession dépassant 39 000 € (3 000 € au maximum, par exemple, si la succession est de 42 000 €). En outre, les sommes récupérées ne doivent pas excéder un montant fixé selon la composition du foyer (6 220,05 € par an pour un bénéficiaire seul, 8 144,10 € pour un couple).

À noter : la récupération sur la part du conjoint survivant peut être différée jusqu'à son décès, tout comme pour les héritiers âgés d'au moins 65 ans (60 ans en cas d'inaptitude au travail, et à tout âge en présence de grave handicap) qui vivaient avec le défunt et étaient à sa charge. Enfin, pour les décès survenus à partir du 29 décembre 2011, les biens constituant le capital d'une exploitation agricole sont exclus du champ du recouvrement.

L'aide sociale versée par les départements au titre de l'aide sociale à domicile (aide-ménagère, portage de repas...), de l'aide médicale à domicile, ou de la prise en charge du forfait journalier en maison de retraite ou autres établissements pour personnes âgées ou handicapées. La récupération est possible sur la part de l'actif net dépassant 46 000 €, et pour les sommes versées supérieures à 760 €. Attention, la demande de restitution peut être formulée jusqu'à 30 ans après le décès.

Pour les personnes handicapées, cependant, l'aide sociale à domicile ou à l'hébergement n'est pas récupérable sur la part de succession du conjoint, des enfants ou des parents ni d'un autre héritier (frère ou sœur, par exemple) qui en a assumé la charge de façon effective et constante.

À noter : les prestations attribuées à tort, du fait d'une erreur de l'administration (versement effectué après le décès du bénéficiaire, par exemple) ou du bénéficiaire lui-même, peuvent être réclamées, quels que soient leur montant et celui de la succession, à tout héritier ou tout légataire. Cette procédure, appelée action en répétition, peut être intentée dans les deux ans suivant leur versement.

LES AIDES SOCIALES NON RÉCUPÉRABLES


Si le défunt a bénéficié d'autres aides sociales, sachez qu'elles ne seront pas récupérables. C'est le cas notamment de l'allocation personnalisée d'autonomie (Apa), de l'aide sociale des caisses de retraite, de l'allocation aux adultes handicapés (AAH), de la prestation de compensation du handicap, de l'allocation compensatrice pour tierce personne, du RSA et de la couverture maladie universelle (CMU).

L'ACTION CONTRE LES DONATAIRES


Les sommes versées par les départements au titre de l'aide sociale aux personnes âgées peuvent être récupérées auprès de ceux à qui le bénéficiaire a fait une donation après l'attribution de l'aide ou dans les dix ans précédents. Cela, quel que soit le montant de la donation, et pas seulement au-dessus d'un seuil comme pour les successions.

UN RECOURS SUR DONATION


Le recours s'exerce dans la limite de la valeur des biens donnés ou acquis avec la donation, cette valeur étant évaluée lors du recours (et pas de la donation). Le recours reste possible, même en cas de renonciation à la succession. Enfin, pour l'aide sociale comme pour les prestations aux personnes âgées, certaines opérations financières peuvent être requalifiées en donations, tel le versement sur une assurance-vie d'une part importante de son patrimoine, par le bénéficiaire de l'aide, pour la mettre hors succession.

CONTESTER UNE ACTION EN RÉCUPÉRATION


En matière d'aide sociale des départements, une action en récupération peut être contestée, dans les deux mois de sa notification, devant la commission départementale d'aide sociale, puis, éventuellement, devant la commission centrale d'aide sociale. En pratique, la commission examine la situation financière des héritiers et tient compte de leur degré de parenté. Si le bénéficiaire était marié, elle accepte généralement d'attendre et la récupération est alors reportée au moment du décès du conjoint survivant, en particulier si celui-ci est âgé et habite le logement constituant le principal bien. Il est parfois possible également d'invoquer des erreurs dans le calcul du montant réclamé ou dans celui de la succession.

COMMISSION DE RECOURS AMIABLE


Pour les allocations aux personnes âgées, les recours sont les mêmes que ceux prévus en matière de Sécurité sociale. On s'adresse ainsi en premier lieu à la commission de recours amiable, ensuite au tribunal des affaires de Sécurité sociale. Enfin, si on n'a pas eu gain de cause, on peut éventuellement aller en appel et en cassation. Le report du recouvrement est parfois accepté pour d'autres personnes que le conjoint survivant, notamment les enfants lorsque ceux-ci n'ont hérité que de la nue-propriété de la succession.


Hôpital. Le concept des « hôtels hospitaliers » débarque en France

Une quarantaine d’hôpitaux français vont bientôt pouvoir proposer à leur patients une prestation d’hébergement sans hospitalisation. Ces « hôtels hospitaliers » devraient considérablement réduire les frais engagés par l’État. Ce nouveau système fera l’objet d’une expérimentation pendant trois ans, afin de vérifier s’il est efficace et sans risque, notamment sur le plan de l’hygiène. Certains craignent en effet des dérives.

Le virage ambulatoire de la santé en France se confirme. Une quarantaine d’établissements de santé vont prochainement proposer à leurs patients un hébergement non médicalisé, sous forme d'« hôtels hospitaliers ». « Ces services permettront d’éviter d’hospitaliser des patients qui n’ont pas besoin de soins médicaux particuliers », précise Pourquoi Docteur.

Les patients qui n’ont pas besoin d’une hospitalisation se verront ainsi proposer un hébergement avant ou après leurs soins dans des locaux distincts. L’hébergement pourra également être réalisé « par un hôtelier ou une association partenaire ».

Une quarantaine d’établissements concernés

Un arrêté paru le 6 juillet fixe la liste des établissements de santé qui y sont autorisés. Parmi eux, le centre hospitalier d’Annecy Genevois, l’Institut Paoli Calmettes à Marseille ou encore des centres de lutte anti-cancer comme le Centre Léon Bérard de Lyon et l’hôpital Necker de Paris.

Ces établissements pourront désormais accueillir les patients dans leurs propres locaux, qui seront toutefois distincts de ceux dédiés aux hospitalisations

Le concept, proposé par Olivier Véran, rapporteur du budget de la Sécurité sociale 2015, pourrait engendrer d’énormes économies pour l’État. La mesure devrait pouvoir réduire les frais de 50 à 1 250 euros par jour.

Le projet a été recommandé par la Haute Autorité de Santé (HAS).

Certains craignent déjà des dérives

La mesure fait toutefois grincer des dents l’Association française de chirurgie ambulatoire (AFCA). Dans un éditorial, sa présidente Corinne Vons, craignait déjà en 2014 que ces services ne deviennent de nouveaux « sites de transmissions d’infections nosocomiales », rapporte Pourquoi Docteur.

Elle déplore également le risque que « les bénéfices du retour à domicile pour les personnes âgées ne soient perdus », et que ces structures deviennent des hôpitaux « au rabais ».

La période d’expérimentation de trois ans devra déterminer si ces nouveaux « hôtels hospitaliers » sont efficaces et sans risque.


Lunettes pour tous a ouvert à Bordeaux

L'enseigne Lunettes pour tous, connu pour casser les prix, a débarqué à Bordeaux. Trente trois personnes y travaillent déjà en CDI. 



l'expansion de Lunettes pour tous ne s'arrête plus. Le 5 juin dernier, au 125 rue Sainte Catherine à Bordeaux, a ouvert la nouvelle boutique de l'enseigne. En plein centre ville Bordelais, le magasin est prêt à accueillir avec une équipe de trente trois personnes déjà en CDI. Sur place, tests de vue, choix des montures, tailles de verre et montage sont possibles pour quiconque passera la porte. La marque a aussi annoncé que les clients pourront aussi changer de lunettes en 10 minutes. Pour répondre à cela, c'est près de 80 000 verres qui doivent être stockés en permanence.

Le but ? 
La rapidité, la simplicité et surtout le prix pour se démarquer. En effet, l'enseigne de Paul Morlet a pour spécificité de proposer des montures entre 5 et 30 euros et des verres anti-rayure pour 2,50 euros l'unité. Rien à voir, donc, avec les chiffres inquiétants de la dernière étude de UFC-Choisir, agence de comparaison de mutuelle et de statistique. Selon ce site, le prix des lunettes choisies en moyenne s'élèverait aujourd'hui à plus de 500 euros. Une somme importante, sans compter les remboursements des mutuelles en baisse. Lunettes pour tous, détenue à 50 % par Xaviel Niel, célèbre patron de Free, apparaît donc comme une alternative économique pour les ménages.

Le "Free" de l'optique


Le fondateur, Paul Morlet, réussissait déjà à 20 ans à créer et faire porter des lunettes par Lady gaga, Black Eyed Peas ou encore David Guetta. C'est actuellement un nouveau défi d'affaire qu'il s'est lancé avec Lunettes pour tous. C'est à l'occasion d'un déplacement professionnel en Chine que lui est venue l'idée. Il réalise qu les prix de fabrication et les marges effectuées avec l'importation sont impressionnantes. Il décide alors de casser les prix du marché, comme son investisseur principal Xavier Niel avant lui. En attendant d'étudier les ventes sur Bordeaux, Paul Morlet pense déjà à d'autres ouvertures de magasins en France et rêve de s'attaquer dès l'an prochain au marché européen.



Quand l’aidant devient l’employé(e) à domicile de son proche

Article rédigé par Annie Ludinard, Coordinatrice du Relais des Aidants, 2 juin 2014

Une personne en perte d’autonomie peut aussi bien faire appel à une structure de maintien à domicile qu’embaucher directement un membre de la famille (sauf son conjoint) ou une personne de confiance pour l’aider dans les actes de la vie quotidienne. C’est ce que l’on nomme « aidant en emploi direct» ou encore «aidant en gré à gré».
Démarche à ne pas prendre à la légère, zoom sur ce dispositif.

Comment faire ?


Si la personne âgée est bénéficiaire de l’APA (Aide Personnalisée d’Autonomie) :
elle doit informer le service APA du Conseil Général de sa décision d’embaucher elle-même en emploi direct la personne de son choix. Le nombre d’heures et les missions confiées à l’aidant(e) en emploi direct devra être conforme au plan d’aide (GIR, nombre d’heures attribuées, taux horaire, aides à apporter…) réalisé par les évaluatrices APA au moment de l’évaluation initiale.

Si la personne âgée ne bénéficie pas de l’APA, elle n’a aucune déclaration à faire au Conseil Général et peut librement embaucher et rémunérer la personne de son choix.

Toutefois, en tant qu’employeur et dans les deux cas, la personne âgée devra :
déclarer l’embauche de sa ou son salarié(e) à l’urssaf
assumer les obligations prévues par le code du travail (contrat de travail, bulletins de paie, médecine du travail, formation continue, congés…)
payer les cotisations sociales et les salaires.

Le CESU pour simplifier les démarches


Ces dispositions sont pour le moins contraignantes. Aussi, qu’elle soit bénéficiaire de l’APA ou non, la personne âgée employeur pourra utiliser le dispositif CESU (Chèque Emploi Service Universel) en vigueur depuis 2006 et relatif aux services à la personne.

Après accord des deux parties, la mise en place du CESU est à faire simplement auprès de la banque de la personne âgée ou de l’URSSAF, ou encore directement sur le site www.cesu.urssaf.fr
Une fois la déclaration établie (nombre d’heures, taux horaire…), c’est l’URSSAF qui se charge de tout ! La personne âgée n’aura qu’à déclarer chaque mois les heures effectuées à l’aide du volet social et à payer le salaire à l’aide des chèques CESU qui lui seront fournis.

De plus, sous certaines conditions et en en fonction de son âge, la personne âgée pourra bénéficier d’exonérations sociales (charges employeur) et fiscales (réduction d’impôt).
Pour plus d’information, vous pouvez consulter le site internet du cesu et également le site de la Fédération nationale des particuliers employeurs de France

Les écueils à évaluer


Mais attention, avant d’opter pour cette solution, il est nécessaire, tant pour l’aidant que pour la personne âgée, de tenir compte, en fonction de la situation, des avantages mais aussi des contraintes, d’autant plus quand l’aidant en emploi direct est un membre de la famille.

En effet, même si l’aidant(e) en emploi direct bénéficie d’une couverture sociale complète et des points de retraite en tant que salarié(e), cette solution peut engendrer un lien de subordination entre l’aidant(e) salarié(e) et la personne âgée employeur et peut créer une confusion entre l’aide rémunérée et l’aide naturelle apportée à la personne âgée si le cadre d’intervention et les limites ne sont pas posées en amont.
De même, dans la mesure où l’aidant familial en emploi direct est rémunéré, il peut y avoir un désinvestissement / une défection de la part des autres membres de la famille et cela peut parfois générer des conflits.

L’emploi direct est une solution qui peut être envisagée en fonction de la situation de la personne aidée et de l’aidant, et en tenant compte de tous ces éléments.


Que faire si votre médecin refuse d'appliquer vos directives anticipées ?

L’ADMD peut intervenir, peut vous épauler dans vos démarches afin de faire respecter vos droits […]

Depuis la loi du 2 février 2016, dite loi Claeys-Leonetti, les directives anticipées sont opposables – c'est-à-dire que leurs effets doivent être reconnus par les tiers, singulièrement par les soignants – mais ne sont pas contraignantes – c'est-à-dire que les médecins n'ont pas l'obligation absolue de les respecter. Dans cette loi, le médecin a en effet la liberté de ne pas appliquer les directives anticipées si elles lui apparaissent comme « manifestement inappropriées » (critère hautement subjectif) ou en cas « d'urgence vitale ». Bref, on le comprend aisément, les volontés de fin de vie d'un citoyen en pleine possession de ses facultés n'ont toujours pas à être respectées par le corps médical ; la bien triste négation d'une liberté individuelle, la liberté ultime de renoncer à vivre lorsque la vie n'est plus que de la survie.

Alors que faire si, malgré la loi de 2016 qui prévoit la possibilité d'une sédation profonde, continue et terminale « dans les derniers jours de la vie » ( critère, là encore, hautement subjectif ), votre médecin se montre indifférent à votre souffrance en fin de vie et refuse d'appliquer vos directives anticipées ?

Vous pouvez contacter les commissions des usagers (CDU), installées dans chaque établissement de santé public et privé pour représenter les patients et leur famille. Ces CDU remplacent les commissions des relations avec les usagers et de la qualité de la prise en charge (CRUQPC) et renforcent la place des usagers dans le secteur sanitaire. Peut-être qu'un militant de l'ADMD, qui aura préalablement reçu un mandat du président de notre association, y siège...

Les misions de ces CDU sont les suivantes :

● participer à l'élaboration de la politique menée dans l'établissement en ce qui concerne l'accueil, la prise en charge, l'information et les droits des usagers,

● être associée à l'organisation des parcours de soins ainsi qu'à la politique de qualité et de sécurité élaborée par la commission ou la conférence médicale d'établissement (CME),

● se saisir de tout sujet portant sur la politique de qualité et de sécurité, faire des propositions et être informée des suites données,

● être informée des événements indésirables graves (EIG) et des actions menées par l'établissement pour y remédier,

● recueillir les observations des associations de bénévoles dans l'établissement,

● proposer un projet des usagers exprimant leurs attentes et leurs propositions après consultation des représentants des usagers et des associations de bénévoles.

La liste des membres de ces CDU est affichée dans l'établissement de santé et elle doit être remise dans ou avec le livret d'accueil.

L'ADMD peut également intervenir...

Vous pouvez bien sûr contacter le délégué de l'ADMD dans votre département. Mais attention : nos délégués sont des bénévoles (au même titre que chacun des 70 000 adhérents de notre association) et n'assurent pas automatiquement de permanence. Aussi peut-il ne pas être joint au moment nécessaire, ce qui ne sera pas anormal... Retrouvez sous ce lien la liste de nos délégués.

Vous pouvez aussi contacter notre service Admd-Ecoute (01 48 00 04 92), une permanence où se relaient du lundi au vendredi, de 10h00 à 19h00, près de 25 bénévoles formés et qui travaillent en relation étroite avec nos juristes conseillers et nos médecins conseillers. Ces derniers – juristes et médecins – ne peuvent être contactés directement ; ce seront eux, à la demande d'un délégué ou de l'Admd-Ecoute, dans le cadre d'un guide de procédures mis à la disposition de nos bénévoles, qui prendront contact avec vous. Bénévoles de l'Admd-Ecoute, médecins-conseillers, juristes-conseillers établiront un dialogue constructif et humain avec vous pour vous aider, ainsi que vos proches, à affronter la seule certitude de notre vie, c'est-à-dire notre mort... Ils pourront également établir un dialogue direct avec les praticiens hospitaliers concernés.

Rappelez-vous que seuls les membres de sa famille ont accès au dossier médical d'un patient. Les personnes de confiance n'y ont pas accès (la loi Claeys-Leonetti a en effet refusé les propositions d'amendements de l'ADMD en la matière), sauf si elles ont reçu un mandat exprès à travers le formulaire de désignation des personnes de confiance mis à la disposition de ses adhérents par l'ADMD.

Parce que vous connaissez vos droits (Les droits relatifs à la personne malade et à la personne en fin de vie), parce que l'ADMD et ses bénévoles vous aident à les faire valoir, vous serez en mesure d'éviter les drames de la fin de vie provoqués par une mauvaise loi.

Mal mourir n'est pas une fatalité. Aux Pays-Bas, en Belgique, au Luxembourg, en Suisse, nos voisins peuvent choisir entre soins palliatifs, euthanasie et suicide assisté. Un choix librement consenti, qui respecte aussi la conscience des soignants. En France, aujourd'hui, en l'absence d'une véritable loi d'ultime liberté, adhérer à l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité reste le meilleur moyen de protéger son parcours de fin de vie.



Minimum vieillesse, minimum contributif et minimum garanti

Le système de retraite français est fondé sur une logique contributive, c'est-à-dire que chaque retraité perçoit une pension proportionnelle aux cotisations versées au cours de sa carrière. Si un certain montant n'est pas atteint, des mécanismes complémentaires sont mis en place.

1. Le mécanisme complémentaire

Dans un souci de solidarité, des mécanismes complémentaires ont été mis en place. Il en existe principalement trois :

le minimum contributif, qui revalorise les pensions de ceux qui ont cotisé sur la base de salaires très faibles ;
le minimum garanti, qui est le pendant du minimum contributif pour les fonctionnaires ;
L'allocation de solidarité aux personnes âgées (ex minimum vieillesse), qui est accordé à toute personne de plus de 65 ans dont les ressources se situent en dessous d'un certain niveau.

2. Le minimum contributif

Le minimum contributif est le « montant plancher » de la retraite de base, pour les assurés qui ont cotisé la durée légale (entre 160 et 172 trimestres suivant la date de naissance) ou qui ont dépassé l'âge de la retraite à taux plein (entre 65 et 67 ans).
Il est attribué quels que soient les revenus dont dispose le retraité en plus de ses pensions : loyers, revenus du capital, activité professionnelle...
En revanche, il ne peut pas porter la somme des pensions de retraite perçues dans l'ensemble des régimes (de base et complémentaire) au-dessus d'un certain montant (1 146,29 euros depuis le 1er janvier 2017). Si ce montant est dépassé, le minimum contributif est réduit en proportion.

Pour les salariés, commerçants, artisans, on parle de « minimum contributif ». Pour les fonctionnaires, il existe aussi un « montant plancher » de la retraite de base attribué sous certaines conditions. On parle alors de « minimum garanti ».

2.1. À quelles conditions peut-on en bénéficier ?

Le minimum contributif bénéficie aux assurés ayant cotisé sur de faibles revenus, et remplissant les conditions d'une retraite à taux plein, c'est-à-dire :
avoir atteint l'âge minimum de la retraite (62 ans à partir de la génération née en 1955, entre 60 et 62 pour les générations précédentes) et avoir validé le nombre requis de trimestres (entre 160 et 172).
ou avoir dépassé l'âge de la retraite à taux plein ( 67 ans à partir de la génération née en 1955, entre 65 et 67 ans pour les générations précédentes).
2.2. À combien s'élève-t-il ?

Le minimum contributif est composé de deux parties :
le minimum proprement dit (629,62 € en 2017 pour une carrière complète) ;
et la majoration, lorsque vous justifiez d'une durée d'assurance d'au moins 120 trimestres au régime général, qui porte le minimum à 688 € (toujours en 2017).
Ces montants n'ont pas été revalorisés depuis le 1er octobre 2015.


2.3. Comment le calculer ?

Pour calculer le montant de la pension de retraite auquel vous avez droit, on tient compte de deux paramètres :
le nombre de trimestres cotisés, c'est-à-dire les trimestres au cours desquels vous avez effectivement versé des cotisations retraite (ou que vous avez rachetés, éventuellement) ;
et les trimestres validés, qui se composent des trimestres cotisés auxquels on ajoute tous les trimestres obtenus pendant les périodes de chômage, de maladie, de maternité, ainsi que les trimestres de majoration pour enfants - en bref, tous les trimestres dont vous bénéficiez sans avoir cotisé.
Il peut exister trois cas de figure :
1. Vous avez dépassé l'âge minimum de la retraite (62 ans à partir de la génération 1955) et vous totalisez le nombre requis de trimestres (de 160 pour la génération 1948 jusqu'à 172 pour les générations 1973 et suivantes) effectivement cotisés : votre pension ne pourra pas être inférieure au minimum contributif majoré (soit 688 €).
2. Vous avez dépassé l'âge minimum de la retraite et vous totalisez bien le nombre requis de trimestres validés, mais vous n'avez pas suffisamment de trimestres cotisés. Dans ce cas, votre pension ne pourra pas être inférieure au minimum contributif simple (629,62 €), augmenté d'une majoration qui est calculée de la façon suivante :
Si vous avez moins de 120 trimestres cotisés, vous n'avez droit à aucune majoration : vous percevrez le minimum contributif simple, non majoré (629,62 €).
Si vous avez entre 120 et la durée d'assurance requise, vous percevez une majoration proportionnelle au nombre de trimestres cotisés que vous totalisez, par rapport à la durée requise.
Exemple : Jean est né en 1950. Il bénéficie de 162 trimestres validés, mais seulement 130 de ces trimestres sont cotisés. Pour calculer sa majoration en 2016, on prend la majoration maximum (688 - 629,62 = 58,38 €), et on applique un prorata, soit : 58,38 x (130/162) = 46,85 €.
Le minimum de sa pension, c'est-à-dire le niveau en dessous duquel elle ne pourra pas descendre même s'il a perçu des salaires très bas au cours de sa carrière, sera de 629,62 € (le minimum contributif simple) + 46,85 (la majoration) = 676,47 €.

3. Vous avez dépassé l'âge de la retraite à taux plein (67 ans pour les personnes nées en 1955 et après, entre 65 et 67 ans pour les générations précédentes) et vous ne totalisez pas le nombre de trimestres validés requis : dans ce cas, le montant plancher de votre retraite représentera une fraction du minimum contributif non majoré (629,62€).

Exemple : Monique avait 65 ans en 2010, sa durée d'assurance requise est donc de 160 trimestres validés ; elle n'en a que 90. Son minimum contributif sera donc proportionnel, soit, en 2016 : (90/160) x 629,62 = 354,16 €.

Le minimum est ensuite revalorisé chaque année dans les mêmes conditions que la retraite.
Les majorations pour enfants, pour conjoint à charge ou pour tierce personne, et le montant de la surcote, peuvent s'ajouter au montant minimum.
Si vous avez été affilié à plusieurs régimes, le minimum peut être réparti compte tenu de votre durée d'assurance à chaque régime.


3. Le minium garanti

Pour les fonctionnaires, le minimum garanti est en théorie le « montant plancher » de la retraite de base. Il est attribué aux fonctionnaires dont la pension est peu élevée. Son versement n'est pas conditionné au respect d'un plafond de ressources global (c'est-à-dire tous revenus confondus).

En revanche, comme le minimum contributif, il ne peut pas permettre de porter la somme totale des pensions de retraite (tous régimes confondus) au-dessus d'un certain montant, qui s'élève en 2017 à 1146,29€. En cas de dépassement, le minimum garanti est réduit en proportion.

En pratique, le montant du minimum garanti n'est donc jamais atteint. En raison de certaines subtilités de calcul, il peut cependant avoir dans certains cas pour effet de porter le total des pensions un peu au-dessus de 1146,29€ (mais pas au-dessus de 1158,06€).


3.1. A quelles conditions peut-on en bénéficier ?

Pour bénéficier du minimum garanti, vous devez remplir l'une de ces conditions au moment de prendre votre retraite :

Avoir validé le nombre de trimestres d'assurance requis (tous régimes confondus) pour bénéficier d'une retraite à taux plein,
Avoir atteint la limite d'âge,
Avoir atteint l'âge d'annulation de la décote,
Être admis à la retraite pour invalidité d'origine professionnelle ou non professionnelle,
Avoir droit à la retraite anticipée en tant que parent d'un enfant invalide, que fonctionnaire handicapé à 80% ou atteint d'une infirmité ou maladie incurable.


3.2. Quel est son montant ?

Le montant de votre « minimum garanti » variera en fonction de votre ancienneté en tant que fonctionnaire. Ainsi :

Vous avez 40 années de services ou plus
Votre pension ne peut pas être inférieure, en théorie, à un montant réévalué chaque année, qui s'élève à 1 158,06€ en 2016.

Vous avez entre 15 et 39 années de services
Le montant du minimum garanti qui vous est applicable est déterminé de la façon suivante :
pour 15 ans de services, 57,5% du montant garanti pour une carrière complète (soit 57,5% de 1 158,06 = 665,88 € en 2017),
puis 2,5% (soit 28,95€ en 2017)par année supplémentaire de services entre 15 et 30 ans de services,
et 0,5% (soit 5,79€ en 2017)  par année supplémentaire entre 30 et 39 ans de services.

Vous avez moins de 15 ans de services
Le montant du minimum garanti qui vous est applicable est déterminé d'après la formule suivante, pour 2017 : (1 158,06 € x nombre d'années de services x 4) / nombre de trimestres d'assurance requis pour bénéficier d'une retraite à taux plein. Par exemple, si vous êtes né en 1960, vous devez valider 167 trimestres. Si vous avez 10 ans de services, votre minimum garanti s'élève à (1158,06 x 10 x 4)/167 = 277,38€.


4. L'allocation de solidarité aux personnes âgées (ex minimum vieillesse)

L'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), appelée aussi minimum vieillesse, constitue un montant minimum de pension de vieillesse accordé, sous conditions de ressources, aux personnes qui n'ont pas suffisamment cotisé aux régimes de retraite pour pouvoir bénéficier d'un revenu d'existence, à l'âge de la retraite.
L'ASPA est une allocation unique, créée en remplacement des différentes prestations qui composaient le minimum vieillesse jusqu'au 31 décembre 2005.

Elle se différencie du minimum contributif car :
Elle est versée quel que soit le nombre de trimestres validés ;
Elle est attribuée sous conditions de ressources en tenant compte de toute les autres ressources (loyers, revenus du capital...) ;
Les sommes versées au titre de l'ASPA sont en partie récupérables par l'État au décès de l'allocataire sur sa succession, si l'actif net de la succession dépasse 39 000 €.
Depuis 2011, les exploitations agricoles sont exclues des actifs soumis à récupération de l'ASPA.
La demande d'allocation doit être adressée à sa caisse de retraite ou, pour les veufs et veuves, à la caisse qui versait la retraite du conjoint. Les ressources sont évaluées sur les trois derniers mois précédant la demande ; si elles dépassent le plafond, on regarde la moyenne des 12 derniers mois, et on retient celle-ci si elle est plus favorable.


4.1. À quelles conditions peut-on en bénéficier ?

Cette prestation est ouverte à toute personne âgée de 65 ans dont les ressources annuelles, allocation comprise, sont inférieures à 9 609,60 € (soit 800,80 € par mois) pour une personne seule, et à 14 918,90 € (soit 1 243,24 € par mois) pour un couple (montants en vigueur depuis le 1er avril 2016).
L'âge d'accès à cette allocation peut être abaissé dans certains cas à l'âge minimum de la retraite (60 à 62 ans) : inaptitude au travail, handicap, ancien combattant, mère de famille ouvrière...


4.2. À combien s'élève-t-elle ?

L'ASPA est une allocation différentielle, c'est-à-dire que son montant varie suivant les ressources du bénéficiaire : elle sert à porter celles-ci au montant du plafond de ressources soit, au 1er avril 2016, 801 € par mois pour une personne seule, et 1 243, 24 € pour un couple.

Par exemple : Pierre, 65 ans, vit seul et touche des pensions de retraite pour un montant de 477,16 € et ne perçoit pas d'autres revenus. Il peut donc bénéficier de l'ASPA pour un montant de 323,84 € (801 € - 477,16 €).

Bon à savoir :  à la différence des pensions de retraite proprement dites, l'ASPA continuera à être revalorisée le 1er avril de chaque année.


4.3. Comment cumuler l'Aspa et un revenu d'activité ?

A partir du 1er janvier 2015, il est possible de cumuler l'Aspa avec un petit revenu d'activité. Vous pouvez ainsi gagner (en salaire ou en revenu non-salarié) :
jusqu'à 30% du Smic brut pour une personne seule. Cela représente au maximum, en 2017, un supplément de revenu mensuel de 444 € brut, soit environ 345 € en net, et un total de 1 146 € nets avec l'Aspa (l'équivalent d'un Smic net environ) ;
jusqu'à 50% du Smic brut pour un couple, c'est-à-dire, en 2017, un supplément de revenu maximal de 740,13 €, soit environ 574 € nets, pour un total d'environ1 817 € nets avec l'Aspa.

Ces revenus sont évalués sur les trois mois précédant la demande : vous pouvez donc avoir perçu au total, sur ces trois mois, 90% du Smic pour une personne seule ou une fois et demie le Smic pour un couple, sans qu'il soit nécessaire que ces revenus aient été répartis équitablement entre les trois mois. Par exemple, vous pouvez avoir gagné 70% du Smic au cours du dernier mois, et 10% au cours de chacun des deux mois précédents : vos revenus seront bien cumulés avec l'Aspa.




Ce qu'il faut savoir sur la pension de réversion

La pension de réversion, c'est la possibilité de toucher après le décès de son conjoint une partie de la retraite qu'il percevait de son vivant ou qu'il aurait perçue s'il avait vécu. Plusieurs critères sont à prendre en compte pour percevoir cette pension qui est versée par les différents régimes de retraites sous conditions d'âge, de ressources et de situation familiale du survivant.
Même si en pratique, les femmes sont les principales bénéficiaires des pensions de réversion, ce droit est ouvert à tous, hommes comme femmes.
Sommaire
1. Les conditions de réversion
2. Comment en bénéficier ?
3. Quelle réversion en cas de divorce et de remariage ?
4. Les conditions de la réversion par régime
4.1. Les régimes de base
4.2. Les régimes complémentaires
1. Les conditions de réversion

Dans la plupart des régimes de base (régime général, salariés agricoles, indépendants, professions libérales, exploitants agricoles), elle est accordée à 3 conditions :
Avoir été marié(e) avec l'assuré(e) ; les concubins et les personnes pacsées ne bénéficient pas de la pension de réversion ;
Avoir au moins 55 ans ;
Ne pas dépasser, en 2017, 20 300,80 € de revenus annuels bruts  (soit 2080 fois le Smic horaire), ou 32 481,28 € en couple (1,6 fois le montant précédent). Ces montants étaient, en 2016, de 20 113,60 € pour une personne seule et de 32 181,76 € pour un couple.
En pratique on prend les revenus des trois derniers mois ; s'ils sont inférieurs au quart du plafond, la condition est remplie ; sinon on vérifie sur les douze derniers mois.

A noter que la condition d'âge avait été abaissée et devait être progressivement supprimée par la réforme Fillon de 2003 ; mais elle a été rétablie en 2009. Les personnes qui ont perdu leur conjoint avant le 1er janvier 2009 peuvent prétendre à la réversion à partir de 51 ans.

Si l'assuré(e) a eu plusieurs conjoints, le montant de la pension de réversion sera partagé entre les conjoints survivants sous certaines conditions (voir paragraphe 3.).


2. Comment en bénéficier ?

La pension de réversion n'est jamais versée automatiquement : il faut en faire la demande auprès de la caisse d'assurance de l'assuré décédé. Elle peut être perçue quel que soit le moment du décès de l'assuré : avant ou après liquidation de sa retraite.
Si l'assuré(e) a exercé une activité relevant de plusieurs régimes de base (parmi ceux des salariés du privé et des indépendants), une seule demande est nécessaire pour obtenir les retraites de réversion. L'imprimé de la demande doit être déposé de préférence auprès du régime de sa dernière activité.


3. Quelle réversion en cas de divorce et de remariage ?

Il est possible de toucher une pension de réversion même en ayant divorcé de l'assuré décédé. Le remariage ne retire pas systématiquement ce droit ; les critères varient selon les régimes.
Régimes où le remariage conserve le droit de pension de réversion : régimes de base des salariés du privé et des indépendants (artisans-commerçants, professions libérales, exploitants agricoles) ; régime complémentaire des artisans et commerçants (depuis 2013), régime complémentaire des pharmaciens.
Régimes où le remariage annule le droit de pension de réversion : régimes complémentaires des salariés du privé, des exploitants agricoles, des professions libérales (sauf pharmaciens) , régimes de la fonction publique.
Si l'assuré décédé a eu plusieurs conjoints, la pension de réversion sera partagée au prorata des années de mariage.


4. Les conditions de la réversion par régime

4.1. Les régimes de base

4.1.1 Régime général, régimes agricoles, indépendants, professions libérales

Régime de base des salariés du privé, des professions libérales, des artisans, des commerçants, des salariés et des non-salariés agricoles
Mariage
Obligatoire
Pas de durée minimale
Remariage
Conserve le droit à la pension de réversion
Condition d'âge Etre âgé d'au moins 55 ans
Conditions de ressources

20 300,80 € maximum par an pour une personne seule en 2017
32 481,28 € maximum par an pour une personne vivant en couple
Montant 54 % de la pension
Le montant peut-être majoré ou réduit selon certaines conditions.

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4.1.2 La fonction publique

Régime de base de la fonction publique
Mariage
Obligatoire
Conditions : avoir été marié au moins 4 ans, ou 2 ans avant le départ en retraite du défunt, ou avoir eu des enfants avec le défunt (cette dernière condition annule les deux premières).
Remariage
Le remariage, le pacs, le concubinage annule le droit à la pension de réversion.
Si le conjoint divorcé est remarié, il pourra toucher la pension de réversion si :
- la nouvelle union a cessé et qu'il n'a pas acquis d'autres droits à pension au titre de cette nouvelle union
- il n'existe ni veuve ni enfant avec un droit à pension au titre du fonctionnaire décédé.
Age Pas de condition d'âge
Conditions de ressources
Pas de condition de ressources
Montant 50% de la pension
Le montant peut être majoré selon certaines conditions.
Plus de renseignements


Orphelins
Condition d'âge Moins de 21 ans (pas de condition d'âge pour les enfants invalides)
Montant 10% par enfant. La somme des pensions d'orphelin et de la pension de réversion ne peut dépasser la pension totale qu'aurait perçue le défunt.


4.2. Les régimes complémentaires

4.2.1 Les salariés du privé
Régime complémentaire Agirc-Arcco
Conditions
Agirc Arcco
Mariage
Obligatoire    
Remariage

Met fin à la réversion

Met fin à la réversion
Age
60 ans (ouverture possible à 55 ans avec minoration, ou sans minoration si réversion de la retraite de base)

Pas de condition d'âge :
- Si 2 enfants de moins de 21 ans ou invalides à charge au moment du décès,
- Si invalidité du bénéficiaire.
Ces règles s'appliquent même s'il n'y a pas de lien de parenté entre les enfants et l'assuré.
55 ans

Pas de condition d'âge :
- Si 2 enfants de moins de 25 ans ou invalides à charge au moment du décès.
- Si invalidité du bénéficiaire.
Ces règles s'appliquent même s'il n'y a pas de lien de parenté entre les enfants et l'assuré.
Condition de ressources
 Pas de condition de ressources
Montant 60 % de la pension
Le montant peut-être majoré compte tenu des enfants à charge, nés ou élevés.
Orphelins Enfants naturels et adoptés
Condition d'âge - Etre âgé de moins de 21 ans à la date du décès

- Enfants invalides : pas de condition d'âge - Etre âgé de moins de 21 ans à la date du décès
ou
- Etre âgé de moins de 25 ans à la date du décès ET à la charge du dernier parent au moment de son décès.
Montant 30 % 50 %
Plus de renseignements


4.2.2 Les artisans et commerçants
Régime complémentaire RSI
Mariage Obligatoire    
Remariage
N'annule pas le droit à la pension de réversion
Condition d'âge Etre âgé d'au moins 55 ans
Condition de ressources
 Ne doivent pas excéder 78 456 € depuis le 1er janvier 2017.
Montant 60 % de la pension
Plus de renseignements


4.2.3 Les agriculteurs

Régime complémentaire MSA non-salariés agricoles
Mariage Obligatoire, au moins deux ans (pas de condition de durée s'il y a des enfants).
Remariage
Met fin au droit à la pension de réversion
Condition d'âge 55 ans (sauf si le conjoint survivant est invalide ou a au moins deux enfants à charge).
Condition de ressources
 Pas de condition de ressources
Montant 54 % de la pension
Plus de renseignements


4.2.4 Les professions libérales
Les régimes complémentaires des professions libérales sont gérés par 10 caisses correspondant à des métiers différents. Les conditions de la réversion sont détaillées dans les articles consacrés à la retraite complémentaire des professions libérales :

La retraite complémentaire des professions libérales (1) : Les professions juridiques
La retraite complémentaire des professions libérales (2) : Les professions médicales
La retraite complémentaire des professions libérales (3) : Les autres professions



4.2.5 La fonction publique
Régime additionnel de la fonction publique (RAFP)
Mariage Obligatoire    
Remariage
Le remariage et le concubinage notoire entraînent la suspension de la réversion.
En cas de divorce ou de séparation, la réversion peut-être versée de nouveau, sur demande.
Age Pas de condition d'âge
Ressources
 Pas de condition de ressources
Montant 50 % de la pension qu'aurait perçue le défunt
Orphelins /
Condition d'âge Moins de 21 ans (pas de condition d'âge pour les enfants invalides)
Montant 10 % par enfant. La somme des pensions d'orphelin et de la pension de réversion ne peut pas dépasser la pension totale qu'aurait perçue le défunt.

Régime additionnel de la fonction publique (RAFP


Régime complémentaire des non-titulaires de la fonction publique (IRCANTEC)
Mariage Obligatoire (au moins 4 ans, ou au moins 2 ans avant les 55 ans de l'assuré ou avant sa cessation d'activité ; pas de condition de durée si au moins un enfant né du mariage)  
Remariage
Annule le droit à la pension de réversion
Age 50 ans (pas de condition d'âge si au moins deux enfants à charge)
Ressources
 Pas de condition de ressources
Montant 50 % de la pension qu'aurait perçue le défunt
Orphelins /
Condition d'âge Moins de 21 ans (pas de condition d'âge pour les enfants invalides)
Montant 20 % de la pension par enfant

contrat de travail du salarié à domicile

La rédaction d'un contrat de travail est obligatoire pour tout emploi de plus de 8 heures par semaine ou de plus de 4 semaines consécutives dans l'année.


Utilisation du chèque emploi-service (Cesu déclaratif)
En cas d'utilisation du Cesu déclaratif, celui-ci vaut contrat de travail si le salarié est employé pour une durée maximale de 8 heures par semaine ou de 4 semaines consécutives par an.

Contrat à durée indéterminée (CDI)
Le contrat de travail est établi par écrit dans les conditions suivantes :

Soit à l'embauche
Soit à la fin de la période d'essai au plus tard. Dans ce cas, une lettre d'embauche précisant la période d'essai est établie lors de l'engagement.
Le contrat doit être rédigé en français et comporter certaines mentions.

La convention collective nationale du particulier employeur propose un modèle de contrat de travail à durée indéterminée.

Contrat à durée déterminée (CDD)
Le recours au CDD est permis dans les mêmes conditions que pour tout salarié.

Le contrat doit être établi selon les règles prévues par le code du travail.


Période d'essai
Durée pour un contrat à durée indéterminée (CDI)
La convention collective nationale des salariés du particulier employeur fixe la période d'essai à 1 mois maximum.

Toutefois, le ministère du travail recommande d'appliquer les dispositions du code du travail qui fixent la durée de la période d'essai à 2 mois.

La période d'essai peut être renouvelée 1 fois si les 2 conditions suivantes sont remplies :

La possibilité du renouvellement doit être prévue par le contrat de travail ou la lettre d'engagement
Le salarié doit être averti par écrit du renouvellement avant la fin de la 1ère période d'essai
Durée pour un contrat à durée déterminée (CDD)
Pour un CDD, la durée maximale de la période d'essai est fixée dans les mêmes conditions que pour tout autre salarié :

1 jour par semaine, dans la limite de 2 semaines, pour tout CDD d'une durée inférieure ou égale à 6 mois
1 jour par semaine, dans la limite d'un mois, pour tout CDD d'une durée supérieure à 6 mois
Ces durées sont applicables, que le salarié soit embauché à temps plein ou à temps partiel.

Rupture anticipée
Pendant la période d'essai, employeur et salarié peuvent rompre librement le contrat de travail.

La convention collective ne prévoit aucun préavis mais il est recommandé de suivre les dispositions du code du travail.

L'employeur qui souhaite rompre la période d'essai doit prévenir le salarié avant la rupture du contrat (délai de prévenance). Ce délai s'impose pour les CDI et les CDD comportant une période d'essai d'au moins 1 semaine, que celle-ci ait été prolongée ou non.

L'employeur doit avertir le salarié dans les délais suivants :

24 heures à l'avance en dessous de 8 jours de présence
48 heures à l'avance entre 8 jours et 1 mois de présence
2 semaines à l'avance entre 1 mois et 3 mois de présence
1 mois à l'avance après 3 mois de présence
Le salarié qui souhaite rompre la période d'essai doit avertir son employeur au moins 48 heures à l'avance. Ce délai est ramené à 24 heures en cas de présence inférieure à 8 jours.



un bracelet connecté pour les seniors.

Une tribune de Olivier Lenoir, Directeur France de Zembro 


Vivre plus pour vivre mieux ?

 L'isolement, la perte d'autonomie, la dépendance des personnes âgées sont de grands sujets sociétaux. Et la tendance est croissante : la population vieillit, l'espérance de vie augmente, les seniors sont de plus en plus nombreux. Mais avec ces nouveaux enjeux démographiques, viennent de nouveaux besoins. Ceux qu'on appelle les « elder orphans », âgés et isolés, génèrent de nouveaux enjeux technologiques, à mille lieux de l'incompatibilité qu'on leur prête. Et si le virtuel permettait enfin de se rassembler ?


Nouvelles tech' et personnes âgées : le paradoxe ?


Ils sont âgés, ils vivent seuls. Leurs enfants, en plein dans la vie active, sont en moyenne à 250 km d'eux. Ils préfèrent vivre chez eux que dans des établissements médicalisés, onéreux, qui signent pour eux la fin d'une certaine autonomie. Si s'occuper de ses aînés est une valeur inscrite dans certaines cultures, l'Europe peine encore à développer de nouvelles solutions à leurs égards. Il y a néanmoins une véritable prise de conscience du vieillissement de nos parents, alors que les opportunités professionnelles nous poussent à vivre de plus en plus loin d'eux. L'IoT, les objets connectés, permettent de resserrer ces relations que les kilomètres peuvent distendre. Objets connectés et seniors sont-ils incompatibles ? A priori, oui. 66 % des Français pensent d'ailleurs que la difficulté des seniors à utiliser les nouvelles technologies de communication rend le maintien d'un lien plus difficile. Et pourtant, l'évolution constante de la technologie entend bien lutter contre l'isolation de nos aînés en retissant le lien intergénérationnel.


Santé connectée : vers un marché de masse


Un médicament met 10 à 20 ans avant d'être homologué, mais la santé connectée n'a pas le temps d'attendre : elle doit apporter la preuve par l'expérience, et elle doit le faire de manière infaillible. L'IoT de dernière génération est beaucoup plus puissant qu'il y a cinq ans : si la technologie progresse si vite, c'est parce qu'elle a le droit à l'erreur. Alors que, quand elle touche à la santé ou à la sécurité, ce n'est pas le cas.

Ainsi, la santé connectée se métamorphose peu à peu en un véritable enjeu d'intérêt public. En pleine incubation, elle apparaît comme une vraie solution pour lutter contre l'isolement des personnes âgées et rassure les proches. Le premier gage de sa fiabilité donnera le feu vert à un marché promis à une très forte expansion, dont les acteurs sont unanimes : aussitôt généralisée, la santé connectée connaîtra un switch vers un marché de masse. Un fort potentiel viral qui est déjà ancré dans la conscience publique.

Entre technophilie et technophobie


Dans les années 90, le mobile était cher, et peu accessible. Aujourd'hui, tout le monde possède un smartphone. La santé connectée se destine à suivre inévitablement la même tendance. Seulement, une de ses cibles, les seniors, n'est pas technophile. Celle-ci a vécu avec la radio et la télé : la technologie ne fait donc pas partie de ses habitudes. Un des enjeux de la santé connectée actuelle est de savoir parler de besoins et non pas de fonctions, et pour cela, elle doit s'adapter à un public auquel elle n'est pas familière.

Si la santé connectée prétend, entre autres, répondre à l'isolement des personnes âgées, elle doit être en adéquation parfaite avec ces utilisateurs. L'iPhone l'a bien compris : un seul bouton, une multitude d'applications. Pour ce public, la simplicité est le mot d'ordre : la technologie lui est plus accessible si elle se dissimule, se minimalise. Depuis 15 ans, beaucoup de produits arrivent sur le marché avec une approche trop axée sur la technologie et pas assez sur le besoin. On ne peut pas donner un produit d'ingénieur à quelqu'un qui en a une utilisation sommaire. La santé connectée doit s'affranchir des manipulations physiques, ne pas donner lieu à un déverrouillage, ne pas être inesthétique, pour être optimisée. Pour être efficace, un objet connecté doit être adopté. Un défi que de jeunes marques, encore émergentes, commencent à relever.

75 % des dépenses de santé sont concentrées sur les 15 dernières années de vie. Dans ce cas, la santé connectée cible une population âgée et isolée, technophobe, mais à l'origine d'un besoin auquel le digital commence à apporter une réponse. Si celle-ci est relativement récente, elle souffre encore d'un manque de notoriété, d'explications, de crédibilité. Sans mastodonte des télécoms qui évangélise cette pratique, l'IoT relatif à la santé sensibilise peu. Dommage car elle peut incarner une réponse à un double problème : l'isolement de nos parents et notre éloignement durant leur perte d'autonomie. Comme si, pour une fois, la technologie apportait paradoxalement un peu d'humanité dans nos liens.



le comparateur de restes à charge des EHPAD

Le comparateur calcule les montants des restes à charge pour un mois d'hébergement permanent en chambre simple pour une sélection de 2 à 3 EHPAD (établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes). Les montants calculés correspondent à des estimations. Le calcul prend en compte deux aides publiques : l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) et l’aide au logement.


Sommaire


Comment lancer une comparaison des restes à charge ? A quoi correspond le reste à charge calculé par le comparateur ? Quelles sont les aides publiques prises en compte dans le comparateur ? Pourquoi le comparateur ne prend-t-il pas en compte le niveau de perte d’autonomie (GIR) ? Bien étudier les prestations incluses ou optionnelles Des montants affichés qui correspondent à des estimations Faire une simulation du reste à charge pour un seul EHPAD Voir la vidéo "Faire une comparaison des restes à charge"
Comment lancer une comparaison des restes à charge ?

Pour faire une comparaison des restes à charge, il suffit :

de sélectionner 2 ou 3 établissements dans l'annuaire des EHPAD, de remplir un questionnaire sur votre situation personnelle (date de naissance, situation familiale..) et vos revenus, sur la base de votre dernier avis d'imposition.
A quoi correspond le reste à charge calculé par le comparateur ?

Le prix facturé en EHPAD est basé sur deux composantes :

le prix hébergement/par jour/par personne + le tarif dépendance/par jour/par personne (selon le niveau de GIR de la personne) x par le nombre de jours de présence dans l'établissement.

Le reste à charge calculé par le comparateur est le montant qui reste à la charge du résident pour un mois d’hébergement permanent, déduction faite de deux aides publiques :

l’APA (allocation personnalisée d'autonomie) en établissement, l’aide au logement : APL (aide personnalisée au logement) ou ALS (allocation de logement sociale).
Le reste à charge proposé par le comparateur
=
[Prix hébergement + Tarif dépendance pour un mois d'hébergement]

[Aide logement (APL ou ALS) + Allocation personnalisée d'autonomie (APA)]

Le calcul se fait sur la base du prix hébergement chambre simple.

Le tarif dépendance pris en compte dépend des revenus saisis par la personne et non du GIR de la personne. Pour en savoir plus, consultez la partie « Pourquoi le comparateur ne prend-t-il pas en compte le niveau de perte d’autonomie ou GIR ?

Pour en savoir plus sur les prix hébergement et tarifs dépendance affichés sur le portail, consultez l’article « Comprendre les prix et tarifs affichés dans l’annuaire du portail ».

Quelles sont les aides publiques prises en compte dans le comparateur ?

Les deux aides publiques prises en compte dans le comparateur sont :

l'APA (allocation personnalisée d'autonomie) en établissement, attribuée aux personnes en GIR 1-2 ou GIR 3-4. Elle est calculée en fonction des ressources de la personne et des tarifs dépendance pratiqués dans l'établissement. l'aide au logement octroyée par la CAF (Caisse d'allocations familiales) ou la MSA (Mutualité sociale agricole) sous conditions de ressources. L'aide est calculée à partir de l'outil de simulation proposé par la CAF sur son site.
Deux autres aides existent qui ne sont pas prises en compte dans le comparateur :

l'ASH (aide sociale à l'hébergement). Cette aide n'est pas prise en compte par le comparateur car elle est attribuée par les départements, selon la situation de la personne et de sa famille. Pour en savoir plus, consulter l'article sur l'ASH. Une aide fiscale : une réduction fiscale est possible à hauteur de 2 500 € par an pour les résidents imposables. Pour en savoir plus, consulter l'article « Les aides fiscales ».

Pourquoi le comparateur ne prend-t-il pas en compte le niveau de perte d’autonomie (GIR) ?

Le questionnaire à remplir pour lancer la comparaison ne comporte pas de question sur le GIR ou niveau de perte d’autonomie. Pourtant, 3 tarifs dépendance sont affichés dans les fiches signalétiques des EHPAD, correspondant à des GIR différents.

Les tarifs dépendance pris en compte dans le calcul dépendent des revenus saisis par la personne et non du GIR de la personne.

Pour les personnes ayant des revenus inférieurs à 2440,24 euros par mois, le niveau de GIR n’influe pas sur le montant du reste à charge. Elles paient uniquement le montant du tarif dépendance pour le GIR 5-6 correspondant à la somme minimale à payer par tous les résidents d’un EHPAD. Un seul montant de reste à charge s’affiche sur la page de résultats.

Pour les personnes ayant des revenus supérieurs à 2440,24 euros par mois, le comparateur calcule le reste à charge pour tous les niveaux de GIR afin de donner une information complète. Trois montants de restes à charge s’affichent sur la page de résultats.

Le GIR est évalué par le médecin coordonnateur un mois environ après l’entrée de la personne en EHPAD. Si la personne bénéficiait de l’APA à son domicile, son niveau de GIR a déjà été évalué par un professionnel à son domicile. Toutefois, il est possible que son niveau de GIR change à son entrée en EHPAD. Pour en savoir plus, consulter l’article « Comment le GIR est-il déterminé ? ».